« J’ai bénéficié d’un élan extraordinaire »

Claudine« En 2007, Dow Chemical Allemagne, où j’étais cadre moyen, traversait une période de restructuration avec des plans de licenciement à la clé. Pour ma part, je ne voulais pas passer toute ma vie dans la même société, mais me donner les moyens de m’intégrer dans une autre boîte, en capitalisant sur mon expérience et en me redynamisant par le biais d’une formation reconnue », explique Claudine Stephan. C’est donc pour donner un nouveau tournant à sa carrière mais aussi à sa vie de manière générale qu’elle s’est inscrite à l’EMBA d’ICN Business School. À cette époque, Claudine avait 48 ans et craignait de devoir quitter son emploi et se retrouver au chômage. Saurait-elle se vendre encore auprès d’une entreprise à son âge, même avec son bagage professionnel ? « Mon choix était osé pour une femme divorcée élevant seule ses deux enfants. Ceci dit, j’ai eu la chance de bénéficier d’une prime de départ qui m’a assuré une sécurité financière durant la période de transition en question. »

Une nouvelle jeunesse

Tout au long des dix-huit mois d’enseignement, Claudine a continué à travailler : d’abord à son poste chez Dow Chemical, puis trois mois dans une autre entreprise, avant de rejoindre Alcatel en janvier 2009, alors que le grand oral de l’EMBA était programmé pour mars : « Je n’ai pas eu de mal à concilier les deux. La priorité pour moi était le MBA. Je connaissais en effet mon métier sur le bout des doigts et étais donc capable de le gérer vite et bien. » Sa promotion comptait essentiellement des hommes. Au départ, elle a eu des difficultés à s’affirmer et se montrait timide, son naturel plutôt discret prenant le dessus. « Apprendre à s’imposer dans un groupe d’hommes, être prise au sérieux, se sentir à l’aise dans un environnement masculin n’est pas si simple ! Cependant ma capacité à me remettre en question a été récompensée, cela m’a donné un élan extraordinaire. J’ai gagné en confiance en moi, vécu une nouvelle jeunesse, et rencontré de nouvelles personnes au sein du cursus venant d’horizons différents. Cela m’a oxygéné la tête et ouvert l’esprit. La motivation, le courage et le travail paient au final », se félicite-t-elle. Celle qui s’estimait peu douée pour certaines matières, doutant de ses compétences, a compris que l’essentiel était de s’intéresser au sujet afin de se débarrasser de ses blocages psychologiques et ainsi atteindre son but.

Des attentes importante

Obtenir l’EMBA a permis à Claudine à gagner en crédibilité et à être recrutée par un grand groupe, Alcatel Lucent Enterprise. Depuis 2009, elle y occupe le poste d’International Customer Service Manager. Grâce au programme, elle a compris les liens existants entre les différentes fonctions et quels moyens mettre en œuvre pour appréhender une situation complexe et atteindre des résultats satisfaisants. Cependant, le diplôme ne suffit pas : « On attend beaucoup de quelqu’un qui a un MBA et n’hésite pas à le mettre en difficulté. Il faut être forte pour ne pas se laisser déstabiliser, beaucoup travailler et être capable de supporter des horaires lourds… Du moins en entreprise. Si on fait le choix de travailler à son compte, les challenges sont différents. »

© Géraldine COUGET
Equipe de rédaction d'EST'elles

EST'elles Executive se présente aux travailleurs-euses frontaliers-ères

geric2Notre réseau inaugurait cette année sa participation à la Journée des Frontaliers Lor&Lux, samedi 18 novembre à Thionville.

EST’elles Executive y était représenté par Caroline Chery-Burger, secrétaire et coordinatrice à Metz, Isabelle Spannagel, coordinatrice à Luxembourg et Françoise Streck, membre active de l’association.
Elles ont informé les travailleurs-euses frontaliers-ères désireux-ses de connaître l’association et ses activités, plus particulièrement concernant les antennes de Luxembourg et Metz. >> Lire la suite