Premier « rendez-vous aux musées » d'EST’elles Nancy

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Exposition « Emile Friant : le dernier naturaliste? »
Du 4 novembre 2016 au 27 février 2017 - Musée des Beaux-Arts de Nancy

Lors de cette première édition des " Rendez-vous aux Musées d'EST'elles Nancy " du jeudi 9 février 2017, Renée Chartier nous a conviées au Musée des Beaux-Arts de Nancy, pour une visite guidée de l'exposition consacrée au célèbre peintre nancéien, Emile Friant (1863-1932). Les EST'elles d'aujourd'hui ont pu aller à la rencontre des Lorraines d'hier, ces femmes de la fin du XIXème et du début du XXème siècle que l'artiste a su rendre intensément présentes, et ce, pour l'éternité. À l'heure du déjeuner, nous nous sommes délectées de scènes quotidiennes d'un réalisme saisissant, comme prises sur le vif à l'instar des photographies. La peinture d'Emile Friant donne l'illusion du mouvement, et nous invite à franchir les cadres pour pénétrer dans les tableaux : nous avons fait un voyage dans le passé et pris part à ces tranches de vie.

RDV Musées 2Notre guide a relevé avec brio, et passion, le défi que lui avait lancé Renée : nous faire découvrir la place des femmes dans la peinture de Friant, elles qui ne constituent pas à proprement parler un des thèmes de prédilection du peintre. Les modèles féminins sont pourtant nombreux, de tous âges et de tous milieux, anonymes ou notables.

Des timides jeunes filles rougissant sous le regard de l’homme qui les observe, à l’abri d’une grange, à celles flirtant à l’écart de la fête, des amoureux accoudés à la passerelle d'un pont au couple âgé partageant l’habituel thé dans leur intérieur cossu, les modèles ne semblent jamais prendre la pose, un peu artificielle parfois dans l’art du portrait. Emile Friant, en véritable naturaliste, saisit la vie, le mouvement naturel de la personne qu'il peint. Dans les premiers portraits, dessins et gravures que la guide a choisi de nous présenter, les femmes ne font pas face au peintre. L'une d'elle est même représentée de trois-quarts dos ; une autre nous regarde avec malice par en-dessous, le menton appuyé sur la paume.

Ce qui impressionne d’emblée, ce sont la délicatesse et l'extrême précision du trait, alliées à une mise en lumière des visages et des mains, qui aimantent immédiatement l’œil du spectateur. Nous avons pu apprécier l’incroyable rendu du grain de la peau, de la joue fraîche d’une fillette aux mains vénérables d'une vieille femme ; la profondeur des regards aussi, dans lesquels se lit un peu de l’âme de ces dames depuis longtemps disparues. Cette impressionnante technicité, ainsi qu'une certaine audace dans le choix des poses et du cadre, ont particulièrement enthousiasmé les contemporains, et contribuent en effet à l'émotion qui se dégage de ces toiles, vibrantes, étonnamment vivantes, plus que réelles parfois.

Profondeur et variété infinie du noir, aussi, avec toutes les subtilités d'une palette bien plus riche qu'il n'y paraît. Emile Friant a été reconnu très vite pour le talent avec lequel il savait rendre les mille nuances du noir, en fonction des étoffes, des matériaux et de la façon dont la lumière joue sur les surfaces : comme sur cette table laquée, par exemple, dans la représentation du salon où évolue le couple âgé à l'heure du thé, ou encore le drapé des robes et des manteaux, notamment dans les scènes où le noir est symbole du deuil. Dans l’immense toile intitulée " La Douleur ", toute la lumière est mise sur le désespoir d’une mère, penchée sur la fosse où l’on vient d’ensevelir son enfant.

Les arrière-plans impressionnistes, enfin, décuplent encore, par contraste, l'hyperréalisme du rendu des visages. Parfois incroyablement texturée, très moderne, la peinture de Friant est loin de l'académisme auquel certains détracteurs ont voulu la réduire. Ainsi, le mur du cimetière de Préville à Nancy, où se rend une famille lorraine dans " La Toussaint ", célèbre tableau qui a obtenu la médaille d'or à l'Exposition Universelle de 1889 (Emile Friant en obtiendra une autre à celle de 1900!), possède un relief étonnant, et l'on peut presque sentir ses aspérités sous la main qui le frôle. Les femmes y sont centrales, puisque les aînées encouragent la fillette à donner l'aumône au mendiant assis contre le mur, afin de lui transmettre une des valeurs essentielles de la bourgeoisie d'alors, la charité.

Un premier « rendez-vous aux musées » d'EST'elles Nancy tout à fait enthousiasmant : vive l'art au déjeuner!

© Anne-Gaëlle ELIE
Membre EST'elles Executive Nancy

Oser le conseil d’administration

AG 2016 veronique michel geraldineOser le conseil d’administration

Le 15 décembre dernier, Lisane Dostie, une spécialiste de la gouvernance, nous a fait l’honneur d’une conférence consacrée justement à ce sujet. Comment aider les femmes à entrer dans un conseil d’administration ? Compte rendu.

Dans une atmosphère à la fois conviviale et professionnelle, l’association a tenu son Assemblée Générale Ordinaire pour la première fois à Metz, au sein du Grand Séminaire. L’occasion en clôture de recevoir la Canadienne Lisane Dostie, qui a partagé son expérience et ses conseils en matière de gouvernance au féminin. Parmi ses enseignements, la Québécoise — elle-même forte d’une vingtaine d’années de présence au sein de différents conseils d’administration, dans des associations ou des entreprises — a souligné l’importance d’oser : « Il faut apprendre à aller chercher le business, à solliciter un mandat. Il faut aussi s’amuser et ne pas hésiter à se rendre “sexy” aux yeux des administrateurs déjà en place ! » Autre fait malheureusement maintes fois vérifié en entreprise, et qui peut empêcher les femmes de présenter leur candidature à un conseil d’administration (CA) : la peur de ne pas avoir toutes les compétences requises. Des doutes que les hommes ont vite fait de balayer quand ils nourrissent les mêmes ambitions, même s’ils savent pertinemment qu’ils n’ont pas tous les prérequis. « Nous les femmes ne partons pas nécessairement avec des limites, mais aussi avec des qualités ! », a souligné à ce propos l’une des participantes à cet échange. Et c’est bien pourquoi Lisane Dostie encourage vivement toutes les aspirantes à des fonctions de gouvernance à sortir de leur zone de confort.

AG 2016 angie caro kristaFaire sa « due diligence »

Un mandat de CA ne doit pas être pris à la légère. « Il faut se demander pourquoi on est sollicitée, se renseigner sur les administrateurs déjà en place, s’assurer qu’on adhère à la cause défendue par l’organisation, vérifier le niveau d’implication que cela représente, notamment en termes de temps passé, et valider le degré de risque pris, insiste Lisane. Il faut ainsi tabler sur un investissement d’une centaine d’heures par an en moyenne, soit deux heures par semaine. » Quoi qu’il en soit, si l’on souhaite réussir et apprécier son mandat d’administratrice, cette procédure de « due diligence » s’avère indispensable avant toute acceptation à s’engager en gouvernance. En outre, en augmentant le nombre de femmes membres de CA, on ouvre les portes à toutes celles qui en rêvent sans jamais avoir osé se lancer. Comme le souligne notre experte, « il faut environ 30 % de femmes pour que les choses changent… ». Entrer dans un CA signifie non seulement devenir une ambassadrice de l’organisation, mais aussi être évaluée par ses pairs. « On est toujours en entretien, souligne Lisane. Pour vous préparer, peaufinez votre bio, voire élaborez une sorte de brochure-CV. Travaillez sur votre “elevator pitch”, c’est-à-dire votre présentation en trois minutes maxi. Il faut oser faire sa propre publicité ! » Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à partir en quête du CA de vos rêves : « Renseignez-vous par exemple sur Internet et repérez les CA en manque de femmes, de préférence ceux d’une entité dont l’action vous passionne. » Alors, prêtes pour relever le défi ?

AG 2016 LisaneLisane Dostie en bref

Administratrice de sociétés depuis vingt ans, Lisane a fondé et préside ISALégal, un cabinet spécialisé en gouvernance d’entreprise, en stratégie de carrière et en formation, basé à Montréal. Forte d’une solide expérience de dirigeante au sein de sociétés publiques au Québec, Lisane a notamment occupé le poste de directrice des affaires juridiques, d’avocate générale et de secrétaire corporatif. Formatrice au Collège des administrateurs de Sociétés de l’Université Laval (CAS), elle est aussi conférencière en gouvernance à ICN Business School et au Club de gouvernance de l’EM Lyon. Membre du barreau du Québec, Lisane garantit à ses clients « le conseil en action™ ».

© Géraldine COUGET
Equipe Communication EST'elles

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RebElles au féminin, RebElles du quotidien !

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RebElles au féminin, RebElles du quotidien !

Pour sa sixième édition du « Manager de demain est une femme ! Êtes-vous prêt(e)s ? », EST’elles Executive a proposé un programme toujours aussi intéressant et fédérateur. Merci pour votre présence !

Nous étions nombreuses et nombreux le 21 juin dernier à participer à ce grand rendez-vous annuel de notre réseau chez l’un de nos partenaires de la journée, Colas Est, à Nancy. La journée a été riche en échanges grâce à la mobilisation des membres d’EST’elles Executive (à noter la très forte mobilisation des Vosgiennes, Meurthe-et-Mosellanes et Mosellanes), des membres des réseaux partenaires Énergies de Femmes (EDF), et d’Essenti’elles (BAPLC).

Nous sommes fières des nouveautés de l’édition 2016 : la participation des chargés de mission de la Délégation Régionale des Droits de la Femme et à l’Égalité (DRDFE) de la Région Grand Est, sous l’égide la directrice régionale Nouria Yahi-Boggio, des jeunes diplômées des écoles d’ingénieurs (notamment ESSTIN), de Strasbourg Eurométropole, des cheffes d’entreprise, de managers et d’employés d’origine internationale (sénégalaise, chinoise, marocaine, tunisienne, algérienne, etc.). De nouvelles perspectives de partenariat avec d’autres réseaux sont en cours, ainsi que de nouvelles adhésions.

Un grand merci aux intervenants pour la qualité de leur prestation : Sylvie Camet, Elsa Chaarani-Lesourd, Isabelle Barth, Laure Desforges, Marcel Gay, Catherine Back, Didier Vaucois et Élisabeth Vuillaume, et notre invitée d’honneur, Sabine Salmon.

Nous remercions également les animatrices d’ateliers fortement appréciés : Véronique Benay, Angie Celaya, Agnès Hilt-Armignat et Christine Perry.

Merci aussi aux représentants de nos sponsors de la journée pour leurs prises de parole et le partage d’engagement pour l’égalité hommes/femmes sur le lieu de travail : Nancy Valette pour Colas Est, Célia Mutlu pour ICN Business School, Didier Vaucois pour EDF, Sabina Calba pour la BAPLC et Nouria Yahi-Boggio pour la DRDFE.

Nous voudrions aussi remercier les animatrices du matin, Nathalie Milion (Radio Bleu Lorraine), et de l’après-midi, Déborah Levy (Nancy Femmes), pour avoir su pimenter les échanges.

Finalement, je remercie personnellement les copilotes de la journée, placées sous l’égide de Christine Mavon (EEE & Executive MBA ICN), pour leur efficacité et leur esprit d’équipe : Angie Celaya (EEE & Executive MBA ICN), Isabelle Cogery (EEE & BAPLC), Véronique Witzmann (EEE & EDF) et Sylvie Reynier (EEE & Executive MBA ICN).

À l’année prochaine !

Krista FINSTAD-MILION,
Présidente d’EST’elles Executive

© Photos Nelly VALAIS
Bientôt on vous enverra un lien pour télécharger vos portraits !!!

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Soirée Talents vendredi 29 avril 2016

talents 29 avril 1A la rencontre de Marie-Paule Pierrel : " L'enseignement mène à tout ! "

Vendredi 29 avril, nous nous sommes rencontrées dans une belle ambiance pour cette nouvelle soirée des Talents d’EST’elles. Soirée pour laquelle Lucy nous a accueilli chez elle, à Nancy, avec chaleur et simplicité.
Nous étions 9 participantes dont 3 nouvelles : Maria, Cécile et Nathalie !
Comme à chacun de ces rendez-vous, c’est toujours le plaisir de faire connaissance avec des femmes d’horizons, de parcours et d’expériences très riches.
En début de soirée, chacune d'entre nous a testé son « Elevator Pitch » en se présentant comme elle le souhaitait le temps d’un voyage en ascenseur, dans un créneau de 30 secondes à 2 minutes maxi. Bravo à toutes d'avoir relevé le défi !

talents 29 avril 2Les présentations faites, nous avons porté une attention toute particulière à Marie-Paule Pierrel qui nous a présenté son parcours professionnel et personnel : l’expérience de l’un amène à l’épanouissement de l’autre. Professeur d’anglais passionnée et émérite, Marie-Paule a su monter une association pour faire connaître au public le plus large ce qu’est la maladie “bipolaire” : comment la déceler, la gérer et où trouver de l’aide. Ce qui est étonnant, c’est ce témoignage de cette femme discrète et réservée qui sait trouver les moyens en elle pour s’investir dans un domaine aussi difficile. A nouveau, et elle a tenu à bien insister sur ce point : c’est la diversité et la richesse des rencontres au fil de sa vie qui lui permettent de trouver les moyens en elle de s’épanouir et de s’investir ainsi dans cette activité associative.

Après la pause buffet-repas, chacune a pu s'exprimer autour de la question « Quel est ton talent insoupçonné ? » : le talent que les autres nous indiquent et qui surprend sur le moment, mais qui en fait se révèle juste. Nous avons pu constater que toutes avaient un talent quel qu'il soit, naturel ou découvert lors d'une activité professionnelle ou personnelle.

talents 29 avril 3Nous avons pu alors porter notre attention sur une capacité particulière de chacune, ce que nous pouvons appeler « un talent », qui s’exprime au cœur de notre activité professionnelle ou simplement dans une vie sociale ordinaire. C’est alors le regard des proches, des amies qui aide ainsi à le reconnaître.
Par exemple, Fabienne a découvert dans le cadre d'un challenge professionnel qu'elle avait la capacité de manager. Maria, professeur d'allemand, a un talent artistique depuis sa tendre enfance qui lui paraît tout à fait anodin, et pourtant !

Cette soirée a été encore une fois une réussite pleine de richesses, un beau moment de découvertes et d'échanges.

Notre prochain rendez-vous des Talents d’EST’elles se déroulera le vendredi 1er juillet 2016 chez Tanya Podvrsan à STRASBOURG.
D'autres soirées vous seront proposées à la rentrée scolaire prochaine. Nous vous transmettrons dès que possible les dates et les lieux pour de nouvelles occasions de faire connaissance les unes avec les autres et développer notre réseau féminin.

Fréquenter nos soirées, c’est partager pour mieux réseauter. À bientôt !

Emmanuelle BAILLY, Sophie QUERAUD et Lucy MUSHITA
L’équipe des Talents d’EST’elles