G...comme gouvernance

gouvernance

G...comme gouvernance

Utilisé de plus en plus souvent, tant en matière politique que dans le monde des affaires, le terme de gouvernance semble parfois galvaudé, à tel point que bon nombre d’entre nous se demandent qu’il recouvre et s’il est utilisé à bon escient. Pour en comprendre les diverses facettes, nous nous devrons d’étudier les problèmes d’éthique et de conflits d’intérêts liés à la conduite des entreprises de plus en plus mondialisées.

Certains affirment que la corporate governance trouve son origine au XVIIeme avec la compagnie des Indes .Toutefois, le concept émerge réellement aux Etats-Unis dans les années 1960-70 avec les actions du pape de l’activisme actionnarial Robert Monks, créateur du célèbre Institutional Shareholders Services (ISS) dont les avis sur les résolutions soumises lors des Assemblées Générales d’actionnaire font trembler tous les dirigeants. En effet, l’insatisfaction des « shareholders » devant les performances des entreprises les amènent à douter de la capacité des dirigeants à exercer leur leadership et naturellement à contester les modes de management, de pouvoir et de rémunérations. Durant les années 1980 se produisent de nombreuses OPA. En conséquence, sont publiés dans la décennie suivante, en premier dans les pays anglo-saxons, des codes devenus des références: en 1992, le célèbre code Cadbury dont la règle fondamentale, « comply or explain », reste encore aujourd’hui le pilier du gouvernement d’entreprise, en 1993 les travaux de l’American Law Institute en juillet 1995, en France, le 1er rapport Vienot, à l’initiative de l’Association Française des Entreprises Privées (A.F.E.P.) et du Mouvement des Entreprises de France (M.E.D.E.F.) conscients du besoin d’édicter un code de bonne conduite des entreprises françaises, compte tenu de la vague de privatisation et de l’ouverture des marchés boursiers aux investisseurs, provoquant une massification de l’actionnariat, souvent ignorant  des  modes de fonctionnement des organes de gestions des entreprises cotées.

L’éclatement de la bulle Internet et dans le sillage, en décembre 2001, la faillite du fournisseur américain Enron suivie de la disparition d’Arthur Andersen, un des big 5 des cabinets d’audit, dont est mise en cause l’indépendance des ses auditeurs, vont « booster » la corporate governance. Au-delà de la promulgation de lois « sanctions », notamment, Sarbannes-Oxley constituant le volet « hard law » de la gouvernance, de nombreuses initiatives se sont  multipliées pour établir des « best practices » ou « soft law », évitant ainsi un millefeuille technocratique de lois.

Composition, organisation et fonctionnement des conseils d’administration, clefs de voûte de la gouvernance, séparation des fonctions présidence et direction générale, présence d’administrateurs indépendants, non cumul de mandats, tels sont quelques thèmes très surveillés par les investisseurs. N’oublions pas  la présence des femmes dans les conseils (40% à l’horizon 2017) due à la loi Copé-Zimmermann qui ne peut que nous réjouir !


Viviane NEITTER

Gouvernance, relations actionnariales et presse
Professeur vacataire gouvernance vacataire gouvernance
France, Canada et Bénélux
Membre d'EST'elles Executive

 

 

EST'elles Executive se présente aux travailleurs-euses frontaliers-ères

geric2Notre réseau inaugurait cette année sa participation à la Journée des Frontaliers Lor&Lux, samedi 18 novembre à Thionville.

EST’elles Executive y était représenté par Caroline Chery-Burger, secrétaire et coordinatrice à Metz, Isabelle Spannagel, coordinatrice à Luxembourg et Françoise Streck, membre active de l’association.
Elles ont informé les travailleurs-euses frontaliers-ères désireux-ses de connaître l’association et ses activités, plus particulièrement concernant les antennes de Luxembourg et Metz. >> Lire la suite